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jcangelini

UN PUITS SANS FOND

Sàbatu u 15 di Marzu 2014



Portivechju, année après année, n’arrive pas à combler ses dépenses d’investissement.
 
Jugez-en donc.
 
Les dépenses d’équipement des communes se composent :
→des dépenses qui servent à payer les investissements réalisés,
→mais aussi du remboursement de l’emprunt qui, lui aussi, a permis de réaliser ces équipements.
 
Voici les données (que j’ai pris soin de noter à la virgule, tant la capacité de négation des chiffres de nos concurrents est sans borne) qui figurent au compte administratif de la commune pour ces deux dépenses : 

Si Portivechju était bien géré, l’addition s’arrêterait là.
 
Mais à Portivecchju vient s’ajouter une dépense complémentaire : la prise en charge du déficit constant de l’année précédente.
 
Aussi le tableau précédent vient t’il s’alourdir des dépenses suivantes : 

Le graphique suivant illustre mieux encore la situation, celle du puits sans fond, (en rosé) que constitue le déficit constant de la section d’investissement :  

Chaque année il y ainsi un déficit de l’année précédente à combler : 1,45 M€ en 2008, 0,71 M€ en 2009, 1,32 M€ en 2010, 1,86 M€ en 2011 et 1,27 Me en 2012.
 
Pour que chacun se rende compte plus encore de la difficulté de la situation revenons à notre ménage qui gagne 4000 € par mois, et pour simplifier ramenons les sommes présentées plus haut en millions d’euros (M€) :

Sur les cinq exercices 86 % des dépenses ont été consacrées à payer les investissements et à rembourser l’emprunt, tandis que 14 % ont été consacrées à combler le déficit de l’année antérieure.
 
C’est comme si notre famille dépensait 3 459 € (86 % de 4000 €) et était obligée par son comportement irresponsable de dépenser 541 € de plus (14% de 4000€) pour combler le trou de l’année précédente. Voilà la prétendue gestion de « bon père de famille ». SIMÙ FRESCHI !
 
Je vois germer la question suivante dans vos esprits : mais pourquoi donc Portivechju traîne t’il de manière récurrente et constante ce déficit, d’autant qu’en 2013 il sera encore de 1,3 M€, si j’en crois les prévisions de l’exécutif ? 
 
Eh bien c’est tout simple !
 
Malgré les emprunts, malgré les subventions, malgré les dotations, la faiblesse de son épargne ne lui donne pas les moyens de financer les équipements sur l’année en cours.
 
La commune est obligée de « tirer sur la corde » comme un ménage en difficulté !
Son financement disponible (en bleu) ne lui permet pas de couvrir ses dépenses d’investissement (en rosé). Le fait que les dépenses soient supérieures au financement disponible révèle que la commune est en constant besoin de financement (en jaune) : 

Revenons une fois de plus à notre ménage et à ses 4000 €, pour mieux comprendre, après avoir présenté les sommes en M€, dans un souci de simplification : 

Sur les cinq exercices le financement disponible n’a couvert que 82 % des dépenses, révélant un besoin de financement (un trou à combler) de 18 %.
 
C’est comme si notre famille dépensait 4000 € en ne disposant que de 3262 € (82 % de 4000 €) et avait besoin de manière constante de 738 € pour couvrir ses dépenses (18% de 4000€)
 
Voilà à nouveau, la prétendue gestion de « bon père de famille ». ANCÙ PIU FRESCHI !
 
Conclusion : la commune vit au dessus de ses moyens malgré les richesses considérables qu’elle tire de ses impôts.
 
Elle remplit un trou (le besoin de financement) avec l’argent de l’année suivante, et en 2013 elle payera encore le déficit de 2012, comme elle l’a fait tout au long des années écoulées.
 
C’est la raison qui m’a conduit au titre de cette tribune, pour bien signifier que la mauvaise gestion conduit la commune à tenter vainement de combler un trou sans fond.
Alors arrêtons la dilapidation dès le 23 mars 2014 ! 

Jean-Christophe ANGELINI




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