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jcangelini

Le grand bond en avant…

Luni u 3 di Farraghju 2014



Nous y sommes !
 
L’intercommunalité a pris effet le 1er janvier dernier. Comme vous le savez, les populations des communes suivantes sont concernées :
Le grand bond en avant…

La nouvelle structure, dite «  Communauté de communes du Grand Sud », détient des compétences obligatoires et des compétences optionnelles.
 
Les compétences obligatoires comprennent l’aménagement de l’espace, l’organisation des transports non urbains (y compris les transports scolaires) , la création de zones industrielles, commerciales, touristiques, portuaires ou aéroportuaires ainsi que les opérations de développement durable, en matière économique (activités nouvelles) et touristique (valorisation du patrimoine).
 
Les compétences optionnelles portent sur l’enlèvement, l’élimination et la valorisation des déchets ménagers, le logement et le cadre de vie (rénovation urbaine et opérations d’amélioration de l’habitat), la voirie, les équipements sportifs, l’action sociale (personnes âgées).
 
Les compétences facultatives concernent des fourrières automobiles et animales.
 
Dans les faits la première opération d’importance est l’intégration du Syndicat pour le Traitement des Déchets de l’Extrême Sud de la Corse (SITDESC) dans la nouvelle intercommunalité, c’est-à-dire d’une compétence optionnelle mais d’importance majeure au quotidien.
 
Quels écueils aura à surmonter cette nouvelle structure ?
 
Suivant ce que nous dit la Cour des comptes, dans son rapport thématique d’octobre 2013 sur les finances publiques locales, les écueils sont de trois ordres :
 
1 - L’intercommunalité n’est pas génératrice d’économies alors que la mutualisation des moyens (mise à disposition des personnels et des matériels) aurait du y pourvoir ; la cause réside dans le fort accroissement des dépenses de personnels alors que le transfert aurait du les maintenir à des niveaux équivalents à ceux existant dans leur commune d’origine.
 
2 - Les intercommunalités voient leurs dépenses s’accroître plus vite que leurs dépenses, diminuant d’autant leur épargne.
 
3 - Les intercommunalités financent de plus en plus leurs investissements par l’emprunt, accroissant la dette que doit supporter l’ensemble de leur population ; 
  
 
Qui va gérer cette communauté de communes ?
 
La répartition des conseillers communautaires est la suivante : 
Le grand bond en avant…

La majorité se situant à 15, je fais confiance aux  électeurs pour savoir quelle est la cohérence de gestion qui doit permettre à cette nouvelle structure de surmonter les écueils relevés par la Cour des comptes.
 
Mais à l’expérience, vous connaissez les pratiques.
 
S’agissant de Portivechju, sa gestion « colle » très exactement aux errements mis en avant par la Cour des comptes :
→ S’agissant de l’accroissement des dépenses de personnels (au surplus, concomitantes avec des services entiers qui disparaissent), voir ma tribune sur « l’évergétisme ».
→ S’agissant des dépenses qui augmentent plus vite que les recettes, voir mes tribunes sur « les cigales » et sur « l’écureuil ».
→ S’agissant du fort recours à l’emprunt, voir ma tribune sur « le biberon ».
 
Par ailleurs, il est une réalité qu’il ne faut pas ignorer dans ce nouvel ensemble : son dynamisme démographique n’est pas forcément impulsé par Portivechju ! (voir tribune sur « le procès en sorcellerie »).
Le grand bond en avant…

La raison est à chercher du côté de l’exécutif de Portivechju, qui ne disposait d’aucun document d’urbanisme et dont le PLU, élaboré sans prise en compte de l’intérêt général et au mépris des règles élémentaires du droit, a subi une double annulation.
 
Je rappelle que ceux des communes de Bonifaziu et de Lecci, bien que lourdement attaqués, n’ont été censurés qu’à la marge.
La question est désormais posée : l’intercommunalité peut-elle fonctionner de la même façon que la commune de Portivechju ? Chacun peut deviner la réponse que nous proposons…
 
Pour conclure, je veux souligner que la gestion de la nouvelle Communauté exige deux choses qui ne sont définitivement pas de mise, au sein de l’équipe sortante :
→ Une gouvernance transparente (voir notre plaquette sur « la rupture de gouvernance »).
→ Une vision globale (voir tribunes sur « la rente », « l’OFNI » et « le port de commerce »).
 
C’est la raison pour laquelle le grand bond en avant doit être conduit par une équipe nouvelle, avec une gestion transparente et moderne, dans le cadre d’une vision globale sur l’économie, les transports, l’urbanisme et le développement durable. 
 
                                                                    Aiò ch’hè ora !

Le grand bond en avant…

Jean-Christophe ANGELINI




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