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Introduire l'écureuil à Portivechju ?

Ghjovi u 2ndu di Ghjenaghju 2014



Introduire l'écureuil à Portivechju ?
L’introduction de l’écureuil à Portivechju demande une étude particulièrement minutieuse du milieu environnant, de ses codes, ainsi que de son histoire…
 
A la lecture de ces lignes, vous comprendrez aisément que j’emploie cette image pour démontrer que Portivechju doit augmenter son épargne pour investir, au lieu de dilapider ses recettes en dépenses courantes.
 
C’est d’autant plus navrant que notre commune dispose d’un potentiel énorme. Alors suivez-moi dans cet argumentaire, le temps d’une tribune. Et pardonnez moi par avance pour son caractère très technique, indispensable pour qui veut percevoir la réalité d'une gestion calamiteuse.
 
Une commune, à l’instar d’une famille, est confrontée à des dépenses quotidiennes pour assurer son fonctionnement. Il s’agit en l’occurrence des dépenses de personnel, d’entretien des bâtiments et du matériel, de consommation d’eau et d’électricité, de sa participation à l’intercommunalité, mais aussi du paiement des intérêts de ses emprunts.
 
Pour ce faire elle dispose de diverses recettes : taxes, impôts locaux, dotations de l'État, etc.  
 
Voici la somme des recettes et dépenses de notre commune sur les cinq années écoulées, celles pour lesquelles nous disposons de chiffres définitivement arrêtés :

Mais ces deux totaux enregistrent des recettes et dépenses qui ne sont pas encore entrées ou sorties des caisses de la commune : ce sont les restes à réaliser (RAR).
 
Pour la partie « dépenses », les RAR sont constitués des dépenses certaines qui n’ont pas encore été décaissées. Pour la partie recettes, les RAR sont constitués des recettes certaines qui n’ont pas encore été encaissées.
 
Ces RAR sont nuls pour la partie recettes, non négligeables pour la partie dépenses :

Cette situation est identique pour toutes les communes, car à titre d’exemple, les fournisseurs n’ont pu établir toutes les factures pour que la commune puisse régler ses achats.
 
Pour mesurer la réalité des recettes et dépenses, il faut donc ôter les RAR du total des dépenses et du total des recettes, ce qui donne :

Il faut ensuite tenir compte du résultat de l’année écoulée (résultat N-1) qui augmente le résultat annuel, ce qui donne les résultats cumulés suivants :

Que fait l’exécutif de cet argent ? Que fait l’exécutif de ce résultat cumulé réel qui recule de 600 000 € en cinq ans ?
 
Et bien, il en consacre une partie pour l’investissement de l’année suivante (en bleu sur le tableau ci-après) et laisse le reste en caisse (en vert sur le tableau ci-après). Ce reste constituera le résultat de l’année, à reporter l’année suivante (mécanisme indiqué par une flèche sur le tableau ci-après) :


Reprenons donc.
 
La commune dégage un résultat cumulé, puis en garde une partie en caisse (excédent reporté en section de fonctionnement de l’année en cours, dite année N, en vert), en positionne une partie pour l’année suivante (excédent reporté à la section d’investissement de l’année suivante, dite année N+1, en bleu).  
 
Le résultat cumulé constitue l’épargne de la commune. Ce résultat cumulé (en noir foncé) est en baisse de 600 000 € sur la période. La légère hausse de 2011 s’explique par un surplus de recettes, du à la réforme de la fiscalité et non à l’action de la commune.  
 
L’épargne consacrée à l’investissement (qui construit la commune de demain) reportée pour l’année suivante (en bleu) est également en baisse avec le même phénomène en 2011.  
 
Mais le phénomène le plus grave, tout au long de ces cinq années, c’est l’érosion de la part de ces deux épargnes par rapport aux recettes réelles :

La part de l’épargne totale passe de 14,51 % des recettes réelles en 2008 à 9,08% en 2012.
 
Plus grave, la part consacrée à l’investissement passe de 10,42% des recettes à 6,75% en 2012 !
 
Et si les dépenses continuent de croître en 2013, comme le prévoit l’exécutif, la part de l’épargne va continuer à baisser. Alors faute d’épargne suffisante pour investir, l’exécutif va faire appel à l’emprunt (je vous en ai déjà parlé et j’y reviendrai bientôt, en détail)
 
Tous ces tableaux restent, une nouvelle fois abstraits si l’on manque d’habitude, pour saisir le sens profond de la dégradation.
 
Aussi revenons à notre famille qui perçoit 4000 € et voyons ce que donne ce recul de la part d’épargne consacrée à l’investissement de 10,42 % à 6,75 % des recettes : 
 

Introduire l'écureuil à Portivechju ?
Si notre famille se comportait comme la commune, elle ne consacrerait plus que 270 € à l’épargne destinée à l’investissement en 2012, alors qu’elle en consacrait 417 en 2008. Croyez vous que ce soit une bonne chose pour préparer l’avenir des enfants ?
 
Voila donc le résultat de la prétendue bonne gestion…
 
Mais rassurez vous, au-delà du bastion, tant au sein de la Collectivité Départementale que Territoriale, on sait cet exécutif incapable d’user avec discernement des fabuleuses potentialités offertes par nos ressources fiscales.
 
La situation, occultée à l’Hôtel de Ville, est donc bien connue  par delà nos murs.  
 
Il nous faudra abandonner ce type de comportement.
Il nous faudra maîtriser nos dépenses, pour pouvoir consacrer davantage à l’épargne.
Il nous faudra entrer dans une démarche vertueuse, pour améliorer la part de l’épargne.
 
Alors, oui, introduisons l’écureuil à Portivechju !

Jean-Christophe ANGELINI




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